les trois ordres
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les trois ordres

l'humain, composé organique hautement improbable de corps, de pensée et d'âme
 
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 définition du mot célébration:

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MessageSujet: définition du mot célébration:   définition du mot célébration: Icon_minitimeJeu 24 Fév - 9:54

Célébration : action de célébrer
Deux remarques :
1. C’est toujours une communauté qui célèbre que cette communauté soit un peuple, un clan, un groupe, une famille ou, simplement, un couple d’amis ou d’amants.
Par extension, on dit qu’une personne célèbre quelqu’un ou quelque chose quand elle prononce un discours dans le cadre d’une célébration ou de ce qui ressemble à une célébration.
2. Et elle célèbre toujours un évènement fondateur, c’est-à-dire qui a marqué une étape importante dans son histoire, sa création, un agrandissement ou une diminution significative, une remise en question, un accomplissement, une révélation, etc.
Par extension, on dit qu’une personne (sa naissance, son acte, sa mort) est célébrée quand cette personne a joué un rôle essentiel dans l’évènement qui est célébré, mais c’est bien toujours l’évènement communautaire qui est au centre de la célébration.
De même, l’usage du verbe de façon intransitive, sans complément d’objet, n’est jamais qu’une apparence, c’est-à-dire que cet usage n’est possible que dans une communauté où l’évènement célébré peut être sous-entendu parce qu’il est évident.

Etymologiquement :
Célébrer vient du matin « celebrare » dont le Wiktionnaire http://fr.wiktionary.org/wiki/celebro#la nous donne les traductions suivantes :
1. Fréquenter, visiter en foule, aller souvent.
2. Répéter, pratiquer (un sport), faire une activité commune.
3. Retentir, remplir de bruits.
4. Fêter, consacrer, glorifier, honorer.
5. Divulguer, répandre, publier, louer, vanter, rendre fameux.
Le même Wiktionnaire http://fr.wiktionary.org/wiki/c%C3%A9l%C3%A9brer en déduit les sens suivants du verbe « célébrer » :
1. Louer avec éclat, publier avec éloge.
2. Marquer un évènement ou le retour périodique d’un évènement d’un certain éclat, d’une certaine pompe.
3. (En particulier) Accomplir les rites, les cérémonies d’un culte.
1ère définition :
A partir de ces deux définitions qui se recouvrent assez bien, nous pouvons risquer une première définition. Une communauté célèbre un évènement fondateur, et le(s) héro(s) de cet évènement, quand :
• elle se rassemble périodiquement,
• pour fêter cet évènement, le louer avec éclat, le publier avec éloge, le rendre fameux,
• avec pompe et éclat, de manière retentissante et avec grand bruit,
• le mettant en scène dans un ensemble de rites, autrement dit un culte,
• pour le consacrer et consacrer la communauté qui en est issue, les faire entrer tous trois, évènement, héro et communauté, dans la gloire ou sphère divine.
Historiquement et pré historiquement :
Dans le livre Evolution et biologie humaine écrit par Charles Susanne, Esther Rebato et Brunetto Chiarelli, dans la Partie 3, au paragraphe 4.5, intitulé « Les morts et la religion », nous lisons ceci : « Il y a un peu plus de 100000 ans, des êtres humains d’anatomie néandertalienne… ont commencé à enterrer les morts. Ceci représente un acte très important du point de vue social aussi bien qu’une des racines possibles du sentiment religieux…. L’inhumation peut être née en tant que mesure d’hygiène ou par un sentiment de compassion, probablement par les deux, et sûrement elle a constitué une révolution dans l’histoire culturelle humaine… ». Il s’agit là d’une découverte sans cesse confirmée par d’autres découvertes et dont l’importance est reconnue par tous les anthropologues.
Par contre le fait qu’elle soit une des racines possibles du sentiment religieux n’est émis que comme une hypothèse, même si elle est hautement probable. Nous la retenons en l’explicitant un peu et en l’argumentant.
D’abord nous inversons la proposition en affirmant que l’ensevelissement des corps n’est pas une des racines du sentiment religieux mais qu’il en est l’une des premières, sinon la première expression.
Quant au sentiment religieux lui-même, il monte au cœur de « l’animal homme » quand il est face à des faits qui le dépassent : plus qu’une simple hypothèse, c’est ce que nous expérimentons tout au long de notre vie. C’est le sentiment du mystère, celui de la vie, du temps qui passe, de la liberté, de l’infini de la nature et du cosmos, etc. Parmi ces faits qui le dépassent, il en est un qui occupe une place primordiale puisque, par définition, il est définitivement indépassable, et c’est le fait de la mort. J’insiste, il ne s’agit pas d’une simple hypothèse et c’est encore aujourd’hui un fait d’expérience : à l’occasion de la mort d’un proche ou à la pensée de leur propre mort, même les « areligionnaires » les plus farouches éprouvent un sentiment religieux et veulent l’exprimer d’une manière ou d’une autre, en dehors de toute religion constituée et instituée, et même, parfois, en dehors de toute référence à dieu.
C’est ainsi que, historiquement, notre association cellaic est née, pour proposer à ces « areligionnaires », ou laïcs, d’autres façons d’exprimer leur sentiment religieux face à la mort. Ensuite, mais ensuite seulement, ce sentiment reflue sur la vie et tout ce qui dans la vie est lié à ce mystère, la naissance, l’amour, l’anniversaire, la décision, etc.
Aujourd’hui
Les communautés disparaissent sous l’avancée victorieuse de l’individu consommateur, pur produit du capitalisme occidental, mais, incapable de rester seul, l’individu s’intègre à des groupes plus chauds, plus familiaux, foisonnants : c’est le groupe des pécheurs à la ligne de tel endroit, des cavaliers de tel autre, des marins de tel port, des pèlerins de la roche de Solutré, des fans de Johnny, des militants de tel parti ou de telle cause, des motards de tel coin et de telle marque, des collectionneurs de badges, des adeptes de la deux chevaux, de l’apparition de telle sainte à tel endroit, etc.
Tous ces groupes inventent leurs propres signes de ralliement, leurs rites et leurs célébrations, dans lesquels et par lesquels chaque membre affiche et affirme son appartenance et proclame les valeurs ou les non-valeurs qui les fédèrent.
Mais pour les familles et les grands évènements qui les marquent à savoir la naissance, l’amour et la mort, les religions exercent encore une sorte de monopole qu’elles ont acquis au temps où les familles se reconnaissaient dans des communautés plus vastes , nationale et religieuse, qui se recouvraient. Aujourd’hui il n’en est plus ainsi, et c’est pourquoi il est grand temps d’inventer de nouvelles façons de célébrer plus démocratiques, plus laïques, c’est-à-dire respectueuses de l’expression par chacun de son propre sentiment religieux. C’est le but que s’est fixé l’association cellaic, comme le mouvement laïque en Belgique.
Nous avons à vaincre la résistance des institutions en place, les religions qui essaient de s’adapter en faisant des célébrations « version light », et les Pompes Funèbres qui essaient aussi de « bricoler » des célébrations laïques pour offrir aux clients des packs complets et garder le pouvoir sur la totalité du décès.
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MessageSujet: naissance des clébrations (hypothèse)   définition du mot célébration: Icon_minitimeJeu 24 Fév - 19:53

Le sentiment religieux ou sentiment du sacré

Le sentiment religieux est le sentiment appelé aussi crainte que l’humain éprouve lorsqu’il est placé devant quelque chose qui le dépasse : l’océan, l’orage, le feu, l’infini, le cosmos, et, à un autre niveau, la vie, la mort, la liberté, l’amour, parmi les quels la mort occupe une place particulière puisque définitivement indépassable.
Le sentiment religieux est essentiel, et c’est de lui que nous devrions débattre avant de débattre des religions et des croyances ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le sentiment religieux est une expérience primitive, que tout humain, en tout temps, en tout lieu et en toute communauté, est amené à faire au moins une fois dans sa vie. Ensuite, mais seulement ensuite et secondairement, la foi, la religion, les athées, les païens, dieu, les églises, le dogme, la révélation, la célébration, les rites, les sacrements, etc. ont été élaborés comme une adaptation communautaire à ce sentiment partagé par tous les membres de la communauté. La crainte, ou sentiment primitif du sacré, est bien le début de la sagesse !

Il en est de même du sentiment violent : C’est également une expérience primitive faite par tout humain, et, plus généralement par tout animal. C’est la violence qui traverse tout animal confronté, dès sa naissance, à la loi du plus fort pour la survie : « C’est lui ou moi ! ».
Le sentiment violent est essentiel, et c’est de lui que nous devrions débattre avant de débattre des politiques et des terrorismes ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le sentiment violent est l’expérience première, primitive, que tout humain, en tout temps, en tout lieu et en toute communauté, est amené à faire au moins une fois dans sa vie. Ensuite, mais seulement ensuite et secondairement, les états, les lois, les politiques, les ennemis, les guerres, les délinquants, les terroristes, etc. avec tout le reste ont été élaborés comme une adaptation communautaire à ce sentiment partagé par tous les membres de la communauté. La violence primitive est bien le début de l’organisation interne des sociétés et des individus qui les composent, et donc aussi des violences secondaires qui en résultent.

Si nous devons établir une hiérarchie entre les deux sentiments, celui de la violence et celui du sacré, nous accorderons une priorité chronologique à la violence sur le sacré, suivant en cela les hypothèses des psychologues et se référant à notre propre expérience. Mais en aucun cas nous ne nous hasarderons à imaginer une relation de cause à effet de l’un à l’autre comme le fait René GIRARD dans son livre La violence et le sacré dont le moins qu’on puisse dire est qu’il a rencontré un accueil mitigé de la part de toutes les autorités religieuses, et pour cause !

Pour René Girard, le caractère mimétique du désir est le fondement de tout, y compris de la violence, puis du sacré. La rivalité mimétique se développe à partir des conflits pour l’appropriation des objets, et, cette rivalité étant contagieuse, c’est la violence qui menace à tout instant. Si deux individus désirent la même chose il y en aura bientôt un troisième, un quatrième. Le processus fait facilement boule de neige. L’objet est vite oublié, les rivalités mimétiques se propagent, et le conflit mimétique se transforme en antagonisme généralisé, ce que Girard appelle la crise mimétique. Comment cette crise peut-elle se résoudre, comment la paix peut-elle revenir ? Pour Girard, cette énigme ne fait qu’un avec le problème de l’apparition du sacré.

Laissons René GIRARD à ses projections rétrospectives, et contentons-nous d’affirmer plus simplement et plus humblement, c’est-à-dire sans prétendre à une théorie totalitaire de l’évolution, que le fondement de la violence est le sentiment de la rivalité pour la survie en présence d’un autre (BERGERET J. La violence fondamentale, Paris, Dunod, 1984), et le fondement du sacré, le sentiment inspiré par l’intuition de l’infini ou du néant en présence d’un phénomène mystérieux.

Elaboration des religions à partir du sentiment religieux :
Dans le livre Evolution et biologie humaine écrit par Charles Susanne, Esther Rebato et Brunetto Chiarelli, dans la Partie 3, au paragraphe 4.5, intitulé « Les morts et la religion », nous lisons ceci : « Il y a un peu plus de 100000 ans, des êtres humains d’anatomie néandertalienne… ont commencé à enterrer les morts. Ceci représente un acte très important du point de vue social aussi bien qu’une des racines possibles du sentiment religieux…. L’inhumation peut être née en tant que mesure d’hygiène ou par un sentiment de compassion, probablement par les deux, et sûrement elle a constitué une révolution dans l’histoire culturelle humaine… ». On touche ici, sans extrapolations douteuses, aux premières célébrations : en effet nous enterrons encore nos morts au cœur de célébrations dans lesquelles nous affirmons notre communauté de destin, nos liens avec le défunt, et notre foi en la puissance de ces liens même au-delà de la mort. Il n’est pas étonnant que la mort soit le lieu des premières célébrations, des premières expressions su sentiment religieux, puisque la mort est par excellence l’expérience indépassable que vit l’humain ! Et, avec les premières célébrations, nous assistons à la naissance des religions.

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MessageSujet: réponse de Bernard, un ami   définition du mot célébration: Icon_minitimeMar 1 Mar - 10:32

je me permets de faire paraître la réponse de Bernard, un ami, pour faire progresser le débat:

Jean-François, j'ai lu (et relu) ton topo sur la célébration..
(ainsi que celui sur notre problème humain et les solutions et réponses que
nous y apportons dans notre humanité : il faudrait pouvoir en discuter, car
ma "philosophie " ne rejoint pas forcément la tienne, je refuse d'"épouser
la mauvaise conscience et le malheur" même si je partage et aide autant que
je le peux la misère des pauvres. Je crois que l'être Humain est fait pour
le "bonheur" individuellement et collectivement, même si le "mystère du MAL
entrave trop souvent sa recherche... AIMER est fait pour rendre heureux,
même si trop souvent surviennent des catastrophes, le malheur... C'est à
reprendre sans cesse !!! Où en est l'Humanité ? Où en sont ses
"gouvernances" de toutes sortes ? Où en sont les aides sociales et morales
de toutes tendances ? Où en sont les religions de toutes sortes ?

Et c'est là que je te rejoins sur la "célébration"... qui vise à faire
entrer... dans la "sphère divine" dont d'ailleurs il me semble qu'elle est
issue. Mais là où j'ai du mal à te rejoindre c'est sur le "sentiment
religieux" que, me semble-t-il, tu penses faire ressurgir et s'exprimer par
la célébration, qu'elle soit laïque ou non, ... Pour moi, l'être humain peut
vivre spirituellement et mystiquement (être conscient de faire partie de la
sphère
divine) sans avoir de religion et donc de "sentiment religieux"... Pour moi,
religion et mystique ne se rejoignent pas nécessairement... [ Sur TF1, hier,
en interview sur le film "Des Dieux et des hommes", le "frère Christian"
disait : "O a une proposition de spiritualité, on n'a pas une proposition de
religion..." ]
Combien de religions et de célébrations religieuses n'ont rien de mystique !
encore que certaines peuvent aider à cette entrée dans la sphère divine... Il
y a des
groupes, des mouvements, des "ordres" mystiques et philosophiques non
religieux qui permettent la prise de conscience du Divin en l'Humain... Pour
moi, il s'agit d'une "vie" (d'un sentiment) mystique et spirituelle qui est
en chaque humain sans qu'il en aie forcément conscience et la vive...
Comment éveiller ou réveiller cette "vie spirituelle" d'une façon laïque et
autrement que par la Religion ?
Quant à l'animation "locale" de célébrations... "hors des églises"...
personnellement je fais tant d'autres choses et je ne m'y sens pas tellement
porté... dans notre groupe nous n'en parlons pas , plusieurs participant
d'ailleurs aux célébrations religieuses habituelles...
J'espère que tu vas réussir à arracher les "clous" qui te retiennent à la
maison et que vous êtes en bonne forme. Marie-Josèphe se remet doucettement
d'une pancréatite aiguë suivie il y a 15 jours d'une ablation de la vésicule
biliaire. Mais le soleil du printemps va revenir !
En frère
Bernard
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MessageSujet: en recherche ensemble sur la route   définition du mot célébration: Icon_minitimeMar 1 Mar - 11:16

je refuse d'"épouser la mauvaise conscience et le malheur" même si je partage et aide autant que je le peux la misère des pauvres.
épouser le malheur ne serait évidemment que du masochisme. Je répondrais, comme François d'Assise, que j'épouse uniquement la misère, et en seconde noce, la première noce étant avec les pauvres qui, seuls, sont humains: en effet, être humain implique la rencontre avec les autres et la rencontre avec les autres nécessite une certaine pauvreté, un certain dépouillement, une certaine fissure, etc.

Je crois que l'être Humain est fait pour le "bonheur" individuellement et collectivement, même si le "mystère du MAL entrave trop souvent sa recherche... AIMER est fait pour rendre heureux, même si trop souvent surviennent des catastrophes, le malheur..
Je ne partage pas cette croyance, ou, du moins, je l'exprimerais autrement. Je crois, moi, que l'être humain est fait pour aimer et que AIMER ne rend pas heureux au sens habituel du terme, comme dans l'expression "il a tout pour être heureux", qui démontre que le bonheur convenu est un avoir. Et c'est là que nous rejoignons le mystère du mal dont tu parles et qui est principalement le mystère du choix humain:l'être humain est placé devant le choix d'être heureux ou d'aimer. Jésus auquel nous nous référons tous les deux (même si pour moi il n'est pas besoin d'en faire un christ ou un dieu) en témoigne par toute sa vie!

Et c'est là que je te rejoins sur la "célébration"... qui vise à faire entrer... dans la "sphère divine" dont d'ailleurs il me semble qu'elle est issue.
Je pense que la célébration ne fait pas entrer l'humain dans la sphère divine (c'est ce que croient certains dont nos ancêtres et c'est ce que j'exprimais): je crois que c'est l'amour qui le fait entrer dans la sphère divine si sphère divine il y a, sujet sur lequel je ne peux me prononcer, ne pouvant absolument pas imaginer dieu ou son existence! Quant à dire qu'elle en est issue, évidement si sphère divine il y a tout en est issu!

Mais là où j'ai du mal à te rejoindre c'est sur le "sentiment religieux" que, me semble-t-il, tu penses faire ressurgir et s'exprimer par la célébration, qu'elle soit laïque ou non,
Non! Je disais que le sentiment religieux (et non pas appartenant à une religion!) de crainte et de plénitude, de contemplation et d'adoration, était ressenti par le bébé à sa naissance, qu'il avait dû être ressenti par nos ancêtres émergeant de l'animalité, et que nous l'éprouvions de nouveau dans des rencontres fortes et vraies (l'océan, un autre humain, la naissance, l'amour, la mort, etc.). Ce sentiment est mis en scène, en valeur, dans les célébrations pour qu'il redonne valeur à nos vies parfois monotones.

Pour moi, l'être humain peut vivre spirituellement et mystiquement (être conscient de faire partie de la sphère divine) sans avoir de religion et donc de "sentiment religieux"...
C'est là qu'est le quiproquo! Je suis à moitié d'accord: l'humain peut vivre spirituellement et mystiquement sans religion, mais certainement pas sans sentiment religieux, selon ma définition du sentiment religieux qui exprime la capacité de l'humain de s'étonner et de s'émerveiller devant le monde, dans sa relation au monde et aux autres.

Pour moi, religion et mystique ne se rejoignent pas nécessairement...Combien de religions et de célébrations religieuses n'ont rien de mystique !
Évidemment

Sur TF1, hier, en interview sur le film "Des Dieux et des hommes", le "frère Christian" disait : "On a une proposition de spiritualité, on n'a pas une proposition de religion...
Proposition douteuse dans la bouche d'un humain qui a été consacré et a prononcé des vœux dans la religion catholique!

Il y a des groupes, des mouvements, des "ordres" mystiques et philosophiques non religieux qui permettent la prise de conscience du Divin en l'Humain... Pour moi, il s'agit d'une "vie" (d'un sentiment) mystique et spirituelle qui est en chaque humain sans qu'il en aie forcément conscience et la vive...
Nous sommes totalement d'accord et ce que tu appelles sentiment mystique ou spirituel est mon sentiment religieux, pas plus lié à une religion que la spiritualité ou la mystique!

Comment éveiller ou réveiller cette "vie spirituelle" d'une façon laïque et autrement que par la Religion ?
Alors là tu te contredis: tu viens en effet de dire que cette vie spirituelle est en chaque humain! Pourquoi vouloir la réveiller! Dans nos célébrations laïques (comme d'ailleurs dans les célébrations religieuses vraies car il y en a heureusement!) le but est non pas de réveiller mais de partager ce sentiment religieux pour le renforcer en permettant à certains de l'exprimer, parce qu'ils vivent plus fortement à l'occasion de naissance, d'amour ou de décès.
Bonne route
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MessageSujet: Re: définition du mot célébration:   définition du mot célébration: Icon_minitimeVen 29 Nov - 14:25

mon dieu qu'il est impossible de parler spiritualité, autant qu'il nous est impossible de parler de toi, d'amour, de mystère, de vie et de mort, du temps, enfin de tout ce qui nous englobe et qui, nous englobant, englobe notre pensée...qui ne peut donc les penser!
Et pourtant nous ne pouvons cesser de nous interroger, de nous demander pourquoi, certains de ne jamais y répondre mais heureux d'être tendus vers ça comme des arbres tendus vers la lumière.
Garde-nous de la folie de prétendre t'enfermer dans nos dogmes, de mettre la main sur toi et garde en nous ce frémissement à posteriori, cet émerveillement, cette crainte qui nous saisit, le sentiment ou plutôt la sensation, et même la certitude que nous venons d'être frôlés par toi.
Ne serait ce pas cela la spritualité, cette attention, cette tension, cet éveil, ce désir de ne pas manquer le moindre frôlement de l'amour.
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MessageSujet: Re: définition du mot célébration:   définition du mot célébration: Icon_minitime

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